L’impossibilite d’agir…

On entend souvent parler de la connaissance comme essentielle à l’amélioration et au progrès.

Nous sommes aujourd’hui dans un monde qui nous permet d’avoir accès à un nombre incalculable de connaissances sans même avoir à bouger de notre canapé. Mais si la cela suffisait vraiment, ne devrions nous pas tous avoir 6 abdos bien saillants et un compte en banque plein à craquer?

Notre cerveau nous informe mais notre corps est, dans bien des cas, dans l’impossibilité d’agir. Pourquoi?

Très souvent nous nous renseignons sans prendre en compte les réalités de notre propre vie. Evidemment que dans l’idéal nous ferions tous deux heures de sport par jour, trois heures de lecture et 1 heure de méditation pour bien terminer la journée… Dans les faits cependant, lorsque l’on passe déjà 40 heures de sa semaine au travail, qu’en rentrant il faut faire à manger pour toute sa famille et préparer sa journée du lendemain, si le soir, on trouve déjà 5 minutes pour se poser devant un livre on s’estime heureux. C’est d’ailleurs souvent en se réveillant le lendemain matin dans le canapé qu’on réalise avoir sombré dans le coma à la ligne 2…

Le secret de toute bonne gestion de projet c’est le temps. L’estimation de la durée de chaque tâche et une bonne organisation pour être capable de l’effectuer dans un emploie du temps humain.

Souvent, nous réalisons une liste sans fin de toutes les choses que nous aimerions changer dans notre vie. Mais si plutôt que de se surcharger de projet au début du mois pour mieux abandonner deux semaines après, si nous nous concentrions sur la réalisation d’un seul projet, en s’accordant un délais et une répartition des tâches réalistes, les chances de réussites derrières seraient beaucoup plus élevées.

La deuxième question qu’on peut se poser est:

Est ce que tous ces points que nous avons dans notre liste sont réellement une condition sinequanone de notre bonheur?

Nous voulons changer dans l’espoir d’une vie meilleure. La véritable question est: Comment savons nous que ces renouveaux seront source de joie?

L’espoir est à la fois une bonne et une mauvaise chose. D’un côté il nous permet d’avancer dans des passes difficiles, de nous fixer des objectifs à atteindre. D’un autre côté, lorsqu’il est mal fondé, il peut engendrer beaucoup de négativité. La honte de ne pas avoir réussi, des promesses brisées envers soi même et les autres, courir après quelque chose d’inaccessible… Autant de conséquences qui peuvent être extrêmement néfastes.

Comme l’avait dit Einstein la connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information. Et par connaissance, celle qui est réellement essentielle n’est elle pas la connaissance de soi?

Vous êtes le résultat de vos expériences. Vouloir changer votre vie c’est vouloir vous changer vous. Mais si vous êtes la ou vous en êtes aujourd’hui c’est pour une raison bien précise.

Vous n’êtes pas perdu, vous êtes sur le chemin que vous avez choisi d’arpenter hier.

Souvent nous voulons changer parce que nous ressentons de la douleur. Mais la douleur n’a pas forcément à avoir une connotation négative. Plutôt que de la voir comme une fin pourquoi ne pas la voir comme un moyen, comme un indicateur? Après tout, la douleur nous permet de réaliser ce qui compte vraiment à nos yeux, ou se situe nos principes et nos valeurs. Jamais vous ne ressentirez de peine pour quelque chose qui ne vous importe pas,c’est un ressentie qui nous permet de réaliser ce qui fait de nous ce que nous sommes.

Vouloir changer à tout prix quitte à vivre une vie de sacrifices ne permet pas d’être heureux non plus. Le bonheur est présent dans chaque journée. Il suffit de savoir ou regarder. Plutôt que de se concentrer sur toutes les choses qui ne fonctionnent pas dans notre vie et ce que nous voudrions changer, il est aussi important de se rappeler de toutes ces choses que nous avons déjà.

Nous manquerons toujours de quelque chose. L’être humain est ainsi fait qu’il est sera toujours insatisfait. c’est ce qui nous pousse à nous améliorer. Cependant, en sachant que nous voudrons toujours quelque chose de plus, si nous vivons dans l’attente de ce moment pour être heureux alors nous attendrons jusqu’à notre dernier souffle car la perfection n’existe pas.

Le bonheur n’est pas une finalité, il fait partie du chemin.