Marre du pessimisme ?

Péssimisme: Disposition d’esprit qui porte à prendre les choses du mauvais côté, à être persuadé qu’elles tourneront mal.

En français, nous avons un proverbe qui dit que l’on peut choisir de voir le verre à moitié plein ou à moitié vide. Cette phrase, bien plus que le petit mot qui a le don de nous énerver lorsqu’un un de nos proche nous le balance à un moment où on n’est déjà au bout de notre vie, est selon moi l’une des plus grandes leçons que nous devrions appliquées tous les jours.

La vie c’est une conséquence d’externalités, qui ne sont pas forcément de notre fait certes mais, par contre, dont nous sommes maitres de la manière de les voir et surtout de les percevoir.

Voici un exemple qui parlera surement a plus d’un ou d’une. Toute mon enfance, chaque matin de pluie j’entendais les gens autour de moi se plaindre. Dans les phrases les plus répandues nous avions : « encore une journée de gâcher », « ça me pèse sur le moral », « j’en peux plus de ce ciel gris »… Un simple phénomène météorologique donnait donc le premier ton de la journée.

Ce passe ainsi 18 ans de ma vie jusqu’à ce qu’un beau jour, je parte vivre en Irlande. Etant expatriée depuis maintenant plusieurs année je me bats souvent contre les idées préconçues. Avec l’Irlande cependant, après seulement 10 jours de beaux temps en 6 mois, force est de constater que cette idée de la pluie tient plus du factuel que du stéréotypé.

Au départ, j’ai tout naturellement réagit de la même manière que celle que j’avais toujours connue : par me plaindre en disant que ma journée de randonné tombait à l’eau (blague nulle qui n’a en plus même pas sa traduction en anglais).  Quelle ne fut pas donc ma surprise quand la famille chez qui j’étais fille au pair ma jetée un regard d’incompréhension en me disant : « On a un K-way et des bottes à te prêter, il est ou le problème ? ».  En effet, vu sous cet angle il n’y a plus vaiment de problème. Ils ont ensuite ajouté que si je m’arrêtais de vivre à chaque qu’il pleuvait en Irlande je n’allais pas faire grand-chose. Je n’avais absolument plus rien n’à répondre à ça.

A partir de ce jour-là, j’ai commencé à remettre en question ma manière de voir les choses. Si pour eux, la pluie faisait partie à ce point du quotidien, qu’ils ne faisaient pas plus attention à la couleur du ciel le matin que moi, à la couleur de ma tasse de thé, pourquoi j’agirai différemment ? Pourquoi se prendre la tête sur quelque chose qui n’a au fond pas grande importance et dont qui plus est, on ne peut rien faire pour remédier à la situation. Pourquoi cette tendance à nous concentrer sur le négatif, en sommes à être pessimiste (c’est quand même le titre de l’article, il faut bien que je place le mot au moins une fois).

Je suis persuadée du pouvoir de la pensée positive. Je ne crois pas en des forces mystiques surpuissantes, ne me méprenez pas. Cependant, je pense que notre comportement et nos réactions influent sur ce qui se passe dans notre vie.

Si par exemple, je reprends cette histoire du matin pluvieux. Je me réveille, je regarde par la fenêtre et je vois que le ciel est gris. En étant pessimiste, je consacre donc la première minute de ma journée à me mettre dans un état de mécontentement. Je vais à la salle de bain, il y a de fortes chances qu’en maugréant dans ma tête, je ne fasse pas attention autours de moi et que je me tape le pied dans le coin de la porte. Résultat du moment : mon pessimisme : 2 – Moi : 0. Je pars pour le travail en râlant sur cette journée qui s’annonce mal et au moment où j’arrive sur le quai de la gare : le métro part. Il est donc 7H30 du matin. Je suis levée depuis à peine deux heures et j’ai déjà envie que ma journée se termine. Je continue de me plaindre en me disant que de toutes façons la journée avait mal commencée, bla bla bla… Bref, vous avez compris le raisonnement. Tout ce qui s’en suis risque d’être interprété de manière négative parce que j’ai commencé ma journée, dès la première minute, dans cet état d’esprit.

Prenons maintenant l’exemple inverse, je me réveille le matin et je vois qu’il pleut. Je me sens alors super contente parce que j’ai enfin l’opportunité de porter cette veste magnifique que j’ai trouvé en solde l’autre jour. Je me prépare, excitée à l’idée de la réaction de mes collègues au bureau. Je pars de chez moi, j’arrive sur le quai de la gare et je vois mon reflet dans la vitre du métro qui part. Je souris, en me disant que c’était vraiment une bonne affaire. Soudain, je réalise que quelqu’un me sourit en retour. Je ne connais pas cette personne mais elle a dû penser que mon sourire était pour elle. Je lui dis bonjour, la conversation commence, vraiment sympa dis donc, on décide d’aller prendre un verre dans la soirée… Bref, vous avez compris mon raisonnement.

Oui, j’ai pris un exemple super bateau ! Cela dit, en appliquant ce raisonnement à votre propre expérience, il y a de fortes chances que vous retrouviez des similitudes avec une situation que vous avez déjà vécue.

Le même point de départ et pour autant, deux résultats complètements différents. Juste de la manière dont vous avez vécu la première minute de votre journée, le reste se déroule complétement différemment. Vous allez voir des opportunités plutôt que de voir des obstacles, en vous vous sentant bien vous dégagez plus de confiance, parce que vous dégagez du positif vous allez agir comme un aimant. Ne nous le cachons pas, si on a le choix entre discuter avec une personne qui souris et semble épanouie et une autre qui tire une gueule de deux mètres de long,  on va se diriger plus facilement vers la personne positive que celle qui passe son temps à râler.

Ce n’est pas toujours évident de voir le positif. Cependant, si à l’annonce d’une mauvaise nouvelle, plutôt que de réagir à chaud, vous prenez une minute pour penser à trois arguments qui font que ce n’est pas si grave, vous verrez une différence sur votre ressentie à la fin de votre journée.

Voir la chose sous un notre angle, vous permettra peut-être de voir une opportunité là ou en temps normal, vous n’y auriez vu qu’un obstacle.

Pour les plus indécis, quand à mon histoire inventée de toutes pièces sur les matins pluvieux, voici un exemple plus factuel et concret.

Il y a quelque temps, un de mes proches a fait un infarctus. Il s’est, par la suite, fait renvoyé de son entreprise à cause d’un congé maladie qui perdurait. Ça peut sembler terrible, le genre de nouvelle qu’on prend difficilement avec le sourire. Je ne vais pas vous mentir, la première semaine a été un peu compliquée mais ensuite il y a réfléchis et il a décidé qu’il était hors de questions qu’il se laisse abattre. Au contraire, il y a trouvé la motivation de monter sa propre boite. Une entreprise qui, aujourd’hui, surpasse de loin celle qui l’a renvoyé auparavant.

D’un évènement négatif, il a su en tirer quelque chose de positif. C’est l’effort que nous devons faire chaque jour, pas pour les autres mais pour nous. Une manière de voir les choses qui rend la vie plus agréable, qui permet de ne pas se limiter à chaque obstacle mais au contraire, de les prendre comme un tremplin pour aller plus loin.

Apres tout, est-ce qu’on ne recherche pas tous une vie essentiellement remplis de bons moments?